Mohammed Jabour

Qui suis-je ?

Cinquième d’une famille de neuf enfants, je suis né le 24 avril 1961 dans un petit village au sud de Tanger.

Mon père comme beaucoup d’hommes du Maroc, émigre vers Bruxelles en 1964 dans le but d’améliorer la qualité de vie de la famille. Nous le rejoignons en 1966, j’avais 5 ans. Toute la famille s’installe à Saint-Josse-ten-Noode, une petite commune de Bruxelles, où je vis depuis lors et pour laquelle j’ai une affection toute particulière.

J’y intègre l’école des Filles de la Sagesse puis je rejoins l’école Joseph Delclef, à la rue Potagère dont je garde de doux souvenirs. C’est là, que je rencontre celle qui deviendra mon épouse quelques années plus tard. J’entame mes études secondaires à l’Athénée communal de Saint-Josse-ten-Noode en section moderne. Je me spécialise ensuite, en rejoignant la section commerciale de l’Institut Supérieur Fernand Coq à Ixelles. En 1980, j’entame un graduat en informatique, comptabilité et marketing.

A cette époque, j’étais déjà très impliqué dans la vie associative. A 14 ans (1975), je suis membre du Comité de Quartier Botanique, dont je garde en mémoire un souvenir fort, lié à l’adoption du «Plan Particulier d’Aménagement» interdisant à tout promoteur immobilier de construire des immeubles au delà de 4 étages. Un épisode qui marque la fin des démolitions massives au Quartier Nord.

En 1979,

Je deviens membre de « Al Hijra », association de quartier pour les jeunes, très active à l’époque et installée rue des Palais à Schaerbeek.

En 1984,

Avec un groupe de jeunes, nous fondons l’ASBL « Association des jeunes Marocains ». Cette association proposait plusieurs activités dont une école de devoirs qui fut l’une des toutes premières à Molenbeek-Saint-Jean. En période scolaire, l’association pouvait accueillir jusqu’à 200 enfants par jour. Elle fonctionnait grâce à des collaborations volontaires d’étudiants qui acceptaient d’aider bénévolement les enfants du quartier dans leur parcours scolaire. L’ASBL leur proposait également des activités sportives et culturelles (ciné club, etc.).

A la même période, je suis également membre de l’ASBL Démocratie Plus qui militait à la fin des années 80, pour faciliter l’obtention de la nationalité belge aux ressortissants étrangers et qui, aujourd’hui, se consacre davantage aux sans papiers.

Passionné de vieux films, d’écriture et de bonne musique, j’ai été actif au sein de la radio libre Kiss. En 1982, j’ai animé une émission culturelle, sur radio Atlas, intitulée « Adwaoune ala el jil attani » (Lumières sur la deuxième génération). Je m’adressais aux auditeurs, en français, sur une radio « Arabe »! Compte tenu du contexte de l’époque, c’était plutôt audacieux. Plus tard, j’ai été coordinateur des programmes à radio Culture 3.  Mon émission s’appelait “Arabian Music by Night”, j’y abordais des thèmes très “provoc”!

Comme beaucoup de jeunes issus de familles nombreuses, je travaillais en parallèle de mes études pour payer l’inscription aux cours. Dès 15 ans, je faisais des « petits boulots » durant les vacances et après l’école. En 1984, je suis engagé comme « secrétaire – dactylo » dans une petite entreprise de services. Grâce à l’énergie déployée et au temps que j’y ai consacré, j’ai accédé rapidement à un poste de direction. Après une dizaine d’années au sein de celle-ci, je décide de fonder ma propre société d’entretien d’immeubles. Je poursuis ma carrière d’entrepreneur en créant une société d’import-export.

Entre 1994 et 2000,

J’ai pris part dans diverses entreprises dont une immobilière. Mon parcours dans le privé se clôture fin 2000 lorsque j’accepte un mandat d’Échevin.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été militant de gauche. Très actif au sein du monde associatif et culturel, c’est tout naturellement que je suis « entré en politique ».

Dans les années 80, fort des modèles militants qui me précèdent dont Mohammed el Baroudi, je rejoins le parti socialiste.

En 2000,

Je me présente sur la liste électorale du Bourgmestre de Saint-Josse.  Les résultats des votes sont surprenants puisque pour ma première participation électorale, j’obtiens le cinquième score de la liste avec 272 voix de préférence. La section locale du PS me propose alors un mandat d’Échevin en charge des finances.

Lorsque je reprends ce département, la commune de Saint-Josse  est en déficit budgétaire depuis près de 40 ans et accuse un retard de 4 ans dans la présentation des comptes communaux à la tutelle (Région). La résorption des dossiers en souffrance constituera ma première mission. Le retard sera comblé en 20 mois. Dès 2002, je présente un budget en équilibre chaque année.

En 2006,

Les habitants de la commune me renouvellent leur confiance et récompensent le travail accompli durant 6 ans en doublant mon score aux élections communales, avec 538 voix de préférence.

Au cours de ce deuxième mandat, je serai également en charge des travaux publics. Ce qui me permettra d’opérer une série de rénovations significatives dans la commune comme par exemple l’Académie de Musique, la place Saint-Josse, l’esplanade Scailquin ou encore la devanture de la Maison communale…

Le 14 octobre 2012,

Les citoyens me soutiennent à nouveau pour un troisième mandat. Je suis actuellement en charge du développement durable, de la propreté publique et des espaces verts. J’ai à cœur de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des « Tenoodois ». Les défis sont grands pour cette petite commune qui, sur son territoire d’1km², compte 27 000 habitants, 500 000 m² de bureaux.

Le 13 décembre 2012, je suis devenu Député fédéral, fonction que j’ai occupée jusqu’à ce que le Parti Socialiste me désigne, au lendemain des élections de mai 2014, Président du Port de Bruxelles et Co-Président de la Commission Environnement à la Fédération bruxelloise du PS.